Cet hiver n’aura pas de fin
Je ne sais plus le compte des jours ni des gestes
Dans l’entrée, dans le garde-robe et dans le coffre
Edens des tuques, des mitaines, des manteaux et des bottes
Ils sont tous là, encore utiles, nécessaires
J’attends de voir l’asphalte, l’herbe, de les sentir chauffés au soleil
Que mon vélo et la plage m’appellent
D’être gorgée de soleil et de vagues
Je vis encore à l’intérieur, de l’autre côté de la vitre
Depuis toujours, il me semble
J’imagine la chaleur
L’ai-je déjà connue
Jamais les froids ne se termineront
(Écrit un jour d’avril, alors que j’en avais marre de l’hiver, sans prétention, comme un jeu de miroir avec le poème d’Aragon Imaginer l’hiver.)
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