« L’esprit libre et les idées larges, hissons les voiles ».
L’esprit libre – Ce blogue sera animé par une pensée libre, indépendante du « ce qu’il faut penser ». Je refuse les idées toutes faites. Je suis connue pour dire les choses telles qu’elles sont, telles que je les pense, sans mensonges, sans faux-fuyants, sans mauvaise foi, sans parler la langue de bois.
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Les idées larges – J’ai l’esprit ouvert. J’aime le monde des idées, de l’analyse, de la réflexion, quand il élargit l’horizon.
Luc Ferry rappelle que Kant parle de la « pensée élargie » alors qu’il définit le sens commun, qui implique :
- De penser par soi-même (la pensée sans préjugés)
- De penser en se mettant à la place de tout autre (la pensée élargie)
- De penser toujours en accord avec soi-même (la pensée conséquente)
Ferry l’oppose à l’esprit « borné », qui « reste englué dans sa communauté d’origine au point de juger qu’elle est non seulement possible mais bien évidemment la seule bonne et légitime ». Ce danger nous guette d’autant plus dans « des petites communautés, refermées sur elles-mêmes et repliées sur leurs particularismes ».
Au contraire, l’esprit élargi parvient « à contempler le monde en spectateur intéressé et bienveillant (…), acceptant de décentrer sa perspective initiale, de s’arracher au cercle limité de l’égocentrisme », intéressé à pénétrer les coutumes et les valeurs éloignées des siennes, avant de revenir à lui d’une manière distanciée, moins dogmatique, plus riche. Il goûte alors les bienfaits qu’elle apporte. Il ne s’agit pas du tout de renier ou de renoncer à ses origines. Il s’agit de les saisir dans une perspective plus large, moins égocentrique. « Nous avons besoin des autres pour nous comprendre nous-mêmes (…) ». En connaissant et en aimant les autres, on se retrouve alors d’autant mieux.
J’aime cet idéal.
(Ici, en bonne partie, j’ai paraphrasé l’entrée « Pensée élargie » dans le Dictionnaire amoureux de la philosophie, de Luc Ferry.)
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Hissons les voiles – Avec énergie, force et désir d’avancer, de progresser, passons à l’action. Exprimons-nous.
J’adhère à cette philosophie.
Peut-être que je ne serai pas toujours d’accord avec tes idées, mais c’est tant mieux ! Je ne me priverai pas de te le dire, dans le respect mutuel.
Ne laissons pas le « temps démocratique » se faire écrabouiller ou rabattre le caquet par le « temps chauffard » des oligarchies locales, nationales et internationales.
Un concitoyen,
Raymond
By: Raymond Gauthier on 20 novembre 2011
at 07:50
C’est bien entendu, Raymond.
By: Yvonne Langford on 20 novembre 2011
at 15:05
Est-ce qu’on te verra un jour en politique (municipal ou provincial) ?
By: Daniell Labrecque on 23 novembre 2011
at 19:37
Bonjour Daniel ! Ta question m’a fait sourire. J’ai souvent pris part à des débats… je me suis impliquée dans des organismes… pour des causes… et je me suis toujours intéressée à la politique, aux affaire publiques. Mais à vrai dire, jusqu’ici, je n’ai pas songé très fort ni très longtemps à faire ce qu’on appelle de la politique active. Cela pourrait changer. Est-ce l’effet de l’âge mûr ? Alors que j’ai longtemps refusé d’envisager l’idée, que j’ai hésité pendant plusieurs mois, maintenant que j’ai franchi le pas, cela me semble tellement évident !
By: Yvonne Langford on 23 novembre 2011
at 21:15
Bonjour Yvonne
Content de voir qu’il se brasse des choses intéressantes aux Iles.
Joyeuses Fêtes
Robert
By: Robert Daniel on 28 décembre 2012
at 20:57