Chaque année, à ce moment-ci, ça sent le temps des fêtes au cégep.
Il y a les étudiants, fébriles à l’idée que la session soit enfin terminée, excités en pensant au congé des fêtes qui approche, mais qui savent qu’ils devront redoubler d’effort pour goûter au jour de leur “libération”. La bibliothèque est pleine. Partout, des étudiants travaillent. Il y a tant à faire qu’on doute de pouvoir y arriver. On sent l’effervescence de centaines de cerveaux à l’ouvrage, avec un trop-plein de travaux et d’étude à effectuer. Plus que jamais, les enseignants sont sollicités par leurs étudiants. L’activité est à son comble.
Il y a, jour après jour, le retour des anciens qui poursuivent leurs études à l’extérieur et qui viennent faire leur tour au cégep, s’y sentant comme chez eux. Il y a ces embrassades, ces accolades, ces effusions d’affection. Il y a ces heureuses retrouvailles des anciens étudiants. Il y a ces rencontres entre ces anciens étudiants et leurs anciens profs et employés du cégep, les uns comme les autres heureux de se revoir, d’échanger de leurs nouvelles. Il y a ce plat préféré préparé pour celui-ci par Carole, ce dessert favori préparé pour celle-là par Ghislaine et Angèle. Il y a ce dîner de Noël, avec dinde, farce, sauce aux atocas et bûche traditionnelle. Les anciens viennent parfois au cégep pour terminer quelque travail universitaire. En revenant sur leurs pas, ils mesurent mieux le chemin parcouru depuis leur départ. Ils savent que, dans ce cégep, personne n’est passé incognito, chacun a eu des relations significatives avec d’autres. Les plus jeunes observent avec une curiosité intéressée ces manifestations d’attachement des plus vieux envers leur ancien cégep et des employés du cégep vis-à-vis leurs anciens étudiants.
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Chaque année, lorsque j’en suis témoin, ces manifestations d’attachement au campus des Îles m’émeuvent et me rappellent ces moments extraordinaires où, quelques jours avant les fêtes, après une longue attente, mes grandes soeurs aux études à Rimouski ou ailleurs revenaient à la maison. Juste ça, c’était Noël !
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Les fêtes, c’est le moment idéal pour les retrouvailles en famille. Plus qu’à aucun autre moment de l’année, j’ai ce sentiment que le Cégep, c’est une belle grosse famille.
Chaleureuses et joyeuses fêtes à tous !
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