Publié par : Yvonne Langford | 15 janvier 2012

Bonne année citoyenne!

Cher lecteur, bonne et heureuse année 2012.

Merci pour l’accueil que vous avez réservé à ce blogue. Au-delà de 2000 visites des différentes pages de ce blogue depuis son lancement en novembre dernier, je n’en espérais pas tant. Un immense merci !

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L’année est encore toute neuve. Les gens en sont encore à s’échanger des souhaits et à prendre des résolutions.

Sur le plan de la vie collective, que faut-il pour que 2012 soit une année réussie ? Je n’ai qu’une envie :  arrêtons d’espérer que les choses changent et agissons sur ce qui dépend de nous. Si nous voulons un monde meilleur, agissons pour qu’il advienne.
Que faire, me direz-vous ?

  • D’abord, informons-nous. Parce que pour agir, il faut savoir ce qui se passe. C’est un « must ». Comment expliquer que tant de nos concitoyens ne s’intéressent pas aux affaires publiques ? Ce désintérêt ne fait-il pas l’affaire de certains élus, qui en profitent pour agir dans l’intérêt de minorités déjà favorisées ? « Être informé, c’est être libre« , disait René Lévesque.
  • Posons des gestes réfléchis, responsables. « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans ce monde. » (Gandhi). Pas toujours facile, mais avec le temps, on y arrivera. Déjà, on est plus responsable qu’avant ; par exemple, dans notre manière de disposer de nos déchets, d’encourager nos producteurs locaux ou de prendre soin de notre santé.
  • Pour que les choses changent, il faut aussi voter. Qu’on se le dise : nous n’arriverons à rien avec ceux qui ne votent pas, même quand ils déclarent le faire par « conscience politique ». Comme le dit à peu près le dramaturge Michel-Marc Bouchard, si tu ne votes pas, tu n’as pas le droit de chialer si les choses ne vont pas à ton goût.  Que plus de 40 % des Québécois n’aient pas voté lors de la dernière élection, c’est désolant et catastrophique, comme le faisait remarquer le directeur des élections du Québec. Les scandales et les allégations de collusion et de corruption dont sont l’objet nos dirigeants ne doivent pas nous décourager d’aller voter, mais au contraire redoubler notre volonté d’exprimer notre ras-le-bol, notre vision de l’avenir et notre aspiration à être gouverné par des élus soucieux de servir le peuple, non pas eux-mêmes.
  • Si on pousse l’action un cran plus loin, on prend position. Déjà, voter, c’est prendre position, me direz-vous? C’est vrai. Mais on peut aller plus loin en soutenant des positions sur des sujets d’actualité ou des enjeux de société :  l’avenir des arénas aux Îles, l’exploitation des éventuelles ressources en gaz et en pétrole sur notre territoire, l’avenir des services publics, la langue au Québec, le traitement des criminels, la souveraineté, l’avenir des Palestiniens, la place de la religion dans nos sociétés… En discuter avec les gens de notre entourage pour faire évoluer nos points de vue, c’est encore mieux. On peut aussi poser des gestes citoyens comme signer une pétition (aujourd’hui, j’ai signé cette pétition, et vous ?) ou assister à une assemblée publique.
  • Un certain nombre de citoyens en font encore plus en s’impliquant dans des mouvements, des organisations, des partis politiques. C’est nécessaire. J’en profite pour saluer le travail réalisé par les Madelinots et les Québécois alertés par les projets d’exploitation incontrôlée du pétrole et du gaz. En particulier, l’obtention d’audiences du BAPE dans le dossier du gaz aux Îles revient en bonne partie au groupe Énergies alternatives.

« Tout ce que tu feras sera dérisoire, mais il est essentiel que tu le fasses. » (Gandhi)

Pour agir, il faut être habité par un certain sens de l’urgence. Le sens de l’urgence pour se décider de faire quelque chose, adopter des causes, choisir parmi les options possibles, s’organiser, faire pression là où il le faut et exiger que le changement se fasse rapidement.

Mais aussi, il faut aussi avoir un certain sens de l’histoire et savoir se contenter d’un changement qui se fait rarement à vive allure. Les Québécoises ont bataillé pendant trente ans avant d’obtenir le droit de vote pour les femmes ;  heureusement qu’elles ne se sont pas découragées ! Le changement advient rarement d’un coup ;  il se fait pas à pas, comme une longue marche. Pour s’en rendre compte, il faut de temps en temps jeter un coup d’oeil en arrière ;  on mesure mieux le chemin parcouru.

Bonne année citoyenne !


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